Oui, à condition de dégager, sans tarder, un espace de reconstruction du pouvoir d’agir de l’individu, en atténuant l’impact négatif qu’ont sur lui les principaux facteurs de risque du burn-out.
C’est dès les premiers symptômes de déséquilibre dans la vie professionnelle qu’il faut recourir à un coach spécialisé pour qu’il modifie le rapport que l’individu entretient avec ces facteurs de risque, en l’aidant à mieux les comprendre, à les anticiper, à les gérer avec plus de lucidité, à poser des limites et à construire un nouveau rapport plus durable à lui-même, au travail et à son environnement personnel.
C’est en procédant de la sorte qu’un espace de recul et de clarté va se créer et redonner à l’individu plus de maîtrise de sa vie, renforcer sa résilience et augmenter considérablement ses chances de rebondir dans son projet de vie actuel pour éviter le burn-out.
Dans le détail, le coach va :
– Pour les facteurs de risque liés à l’individu :
- Développer la conscience de soi en aidant la personne à identifier ses schémas « toxiques » : perfectionnisme, besoin de contrôler, surinvestissement, autocritique, difficulté à dire non ;
- Renforcer les compétences de régulation émotionnelle en apprenant à repérer les signaux d’alerte, écouter ses émotions, différencier fatigue normale et surcharge chronique ;
- Revoir les croyances limitantes en explorant des croyances comme : « je dois toujours faire plus », « dire non me rend moins professionnel », « je dois être irréprochable » ;
- Travailler sur les limites et la gestion du temps en construisant une capacité à dire non, à négocier, à définir ce qui est réellement prioritaire ;
- Favoriser un rapport plus sain à la performance en aidant à passer d’une logique de performance sacrificielle à une performance durable ;
- Développer l’assertivité et l’auto protection en encourageant une communication plus claire de ses besoins et une meilleure préservation de ses ressources ;
– Pour les facteurs de risque liés à l’organisation :
- Aider l’individu à clarifier ses priorités professionnelles en identifiant l’essentiel, évitant la dispersion, mettant de la cohérence entre attentes de l’organisation et réalités du terrain ;
- Développer des stratégies de communication constructive en formulant des demandes claires à son manager, donnant un retour sur les obstacles rencontrés, abordant les tensions sans confrontation ;
- Soutenir la capacité à négocier ses conditions de travail en négociant des deadlines, une répartition de tâches, des ressources ou la révision d’objectifs ;
- Renforcer l’autonomie et le pouvoir d’agir en accompagnant la personne à retrouver de la marge de manœuvre, même dans un cadre contraint ;
- Travailler sur l’alignement valeurs–travail en identifiant les conflits de valeurs et en trouvant des moyens de réduire leur impact (repositionnement, clarification de rôle, création de sens) ;
- Éclairer les dynamiques systémiques internes en aidant l’individu à repérer ce qui relève de lui, de l’équipe, du management ou de la culture organisationnelle ;
– Pour les facteurs de risque liés à l’écosystème personnel :
- Explorer la répartition des rôles et limites dans la sphère privée en questionnant la gestion de la charge mentale, les attentes de l’entourage, les zones de déséquilibre;
- Aider à construire un écosystème de soutien en favorisant l’appui social (amis, famille, collègues), en identifiant les ressources disponibles et mobilisables ;
- Travailler sur l’équilibre vie pro / vie perso en identifiant ce qui nourrit, ce qui épuise, et en mettant en place des routines de récupération réalistes ;
- Renforcer la cohérence globale de vie en intégrant les différents domaines de vie pour éviter les contradictions internes qui épuisent ;
- Clarifier les engagements et les priorités en soutenant des choix assumés, en réduisant les activités énergivores non essentielles et en créant des zones de respiration.





