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Formuler la situation désirée ou l’objectif de coaching : un art essentiel du coaching

23 juillet 2026

Article

Les conditions d’un objectif de coaching bien formulé

Bon nombre de mes coachés viennent me trouver en décrivant très longuement leur situation problématique. Je les invite alors rapidement à me dire ce qu’ils souhaiteraient à la place de cette situation, autrement dit à décrire leur objectif de coaching, ou encore leur situation désirée. Et c’est souvent à ce moment-là que les difficultés apparaissent.

Très fréquemment, la première formulation de cet objectif prend la forme d’une négation de la situation actuelle. En résumé, leur situation actuelle est : « Je souffre » et leur première formulation de la situation désirée devient : « Je ne veux plus souffrir. »

Or, en Programmation Neuro-Linguistique (PNL) https://fr.wikipedia.org/wiki/Programmation_neuro-linguistique, cette manière de formuler un objectif de coaching est considérée comme insuffisante. Lorsqu’une personne reste focalisée sur ce qu’elle ne veut plus, son attention demeure orientée vers le problème. Une expression négative du type « je ne veux plus souffrir », « je ne veux plus être stressé » ou « je ne veux plus manquer de confiance » maintient en effet la représentation mentale du problème au premier plan. Les praticiens de la PNL disent volontiers que l’on risque alors de creuser ou d’élargir le bassin du problème, tant l’énergie et l’attention continuent d’être investies dans ce que l’on cherche précisément à quitter.

L’enjeu du coaching consiste donc à aider le coaché à déplacer son regard du problème vers la solution, de la situation actuelle vers la situation désirée. Il ne s’agit plus seulement d’identifier ce que l’on ne veut plus, mais surtout de préciser ce que l’on souhaite vivre, ressentir, faire ou devenir à la place.

Le coach apprend d’ailleurs, au cours de sa formation, à accompagner son coaché dans la formulation d’un objectif de coaching. Pour ma part, en tant que Maître Praticien en Programmation Neuro-Linguistique (PNL), j’apprécie particulièrement le cadre des conditions de bonne formulation d’un objectif, c’est-à-dire d’une situation désirée.

Pour illustrer les conditions d’un objectif de coaching bien formulé, prenons un exemple simple. Imaginons un coaché qui arrive avec la problématique suivante : « Mon patron me stresse au travail. ». La première formulation de son objectif sera souvent : « Je ne veux plus que mon patron me stresse au travail. ».

Voyons comment cet objectif peut progressivement évoluer au fil des conditions de bonne formulation.

1. Formuler l’objectif de manière positive

La première transformation consiste à quitter la négation pour décrire ce que la personne souhaite vivre à la place. Au lieu de : « Je ne veux plus que mon patron me stresse au travail. », le coaché pourrait formuler : « Je veux que mon patron me mette en confiance au travail. » Cet objectif de coaching est désormais exprimé positivement. Cependant, il reste encore perfectible.

2. Formuler un objectif qui dépend de soi

La formulation précédente dépend encore largement du comportement du patron. Or, un objectif de coaching efficace doit être principalement sous le contrôle du coaché. L’objectif évolue alors vers : « Je veux développer ma capacité à rester calme et serein même lorsque mon patron exerce une pression importante. » . Cette formulation replace le pouvoir d’action entre les mains du coaché.

3. Respecter l’intention positive

La PNL part du principe que derrière tout comportement, même problématique, se cache une intention positive. Le rôle du coach n’est pas de supprimer cette intention, mais d’aider le coaché à trouver une manière plus satisfaisante et plus écologique de la respecter. Le coach peut ainsi demander : « Que cherche à faire ce stress pour vous ? » Après réflexion, le coaché pourrait découvrir : « Mon stress m’aide à rester prudent dans ma manière de réagir à mon patron. Il m’évite de l’énerver inutilement ou de créer des tensions qui pourraient avoir des conséquences négatives pour moi. » Cette intention positive étant reconnue, l’objectif évolue alors vers : « Je veux développer ma capacité à rester calme et serein même lorsque mon patron exerce une pression importante, tout en préservant une relation professionnelle constructive avec lui. ».

4. Définir un objectif spécifique

L’expression « rester calme et serein » peut encore rester vague. Il convient alors de préciser ce que cela signifie concrètement. L’objectif devient : « Je veux développer ma capacité à rester calme, réfléchir clairement et m’exprimer avec assurance lorsque mon patron me demande un dossier urgent ou formule des critiques sur mon travail, tout en préservant une relation professionnelle constructive avec lui. ». La situation désirée devient plus précise et plus opérationnelle.

5. Rendre l’objectif observable et vérifiable

Comment saura-t-on que l’objectif est atteint ? Le coach aide alors son client à identifier des indicateurs concrets. La formulation pourrait devenir : « Lorsque mon patron me demande un dossier urgent ou formule une critique, je garde une respiration calme, je parle posément, je reste concentré sur les solutions et je préserve une relation professionnelle constructive avec lui. ». L’objectif de coaching devient observable tant par le coaché que par son entourage.

6. Contextualiser l’objectif

Un objectif gagne à être situé dans un contexte précis : où, quand et avec qui. La formulation peut alors devenir : « Lors de mes réunions hebdomadaires avec mon patron et lors des échanges individuels concernant mes dossiers, je garde une respiration calme, je parle posément, je reste concentré sur les solutions et je préserve une relation professionnelle constructive avec lui. » Le cerveau dispose désormais d’un cadre clair pour mobiliser les ressources appropriées. Cet objectif de coaching devient ainsi plus concret et plus facilement atteignable.

7. Vérifier l’écologie de l’objectif

En PNL, on s’assure que l’objectif est cohérent avec l’ensemble de la personne et de son environnement. Le coach peut ainsi explorer la question suivante : « Si vous deveniez totalement détendu au travail, y aurait-il un inconvénient ? ». Le coaché peut découvrir qu’un certain niveau d’attention et de tension lui permet aujourd’hui de rester vigilant, consciencieux et professionnel. L’objectif s’affine alors : « Lors de mes réunions hebdomadaires avec mon patron et lors des échanges individuels concernant mes dossiers, je garde une respiration calme, je parle posément, je reste concentré sur les solutions, je préserve une relation professionnelle constructive avec lui tout en conservant la vigilance nécessaire pour accomplir mon travail avec sérieux et professionnalisme. ».

8. Vérifier le caractère motivant de l’objectif

Enfin, l’objectif doit susciter l’envie, créer de l’élan et donner au coaché le goût de s’engager dans le changement. La formulation finale pourrait être : « Lors de mes réunions hebdomadaires avec mon patron et lors des échanges individuels concernant mes dossiers, je me sens calme, confiant et efficace. J’accueille les remarques avec recul, je m’exprime avec assurance et je reste concentré sur les solutions. Je préserve une relation professionnelle constructive avec mon patron tout en conservant la vigilance nécessaire pour accomplir mon travail avec sérieux et professionnalisme. Je termine mes journées sereinement, avec le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi-même. ».

Conclusion

Nous sommes bien loin du point de départ : « Je ne veux plus que mon patron me stresse au travail. »

Cette dernière formulation décrit une véritable situation désirée. Cette dernière formulation décrit une situation désirée et constitue un objectif de coaching particulièrement bien formulé. Elle donne une direction claire au coaching, permet au coaché d’identifier les ressources qu’il doit développer et offre des critères concrets pour évaluer les progrès accomplis.

L’objectif de coaching – autrement dit la situation désirée – que le coach accompagne le coaché à formuler, idéalement au cours des deux premières séances et si possible dès la fin de la première, témoigne de cette volonté fondamentale du coaching de s’inscrire avant tout dans le présent et le futur.

Bien entendu, le passé conserve sa place dans le processus. Il sera exploré chaque fois qu’il sera identifié comme un frein ou une ressource utile à l’atteinte de l’objectif.

Toutefois, l’essentiel du travail reste orienté vers la construction de la situation désirée et les moyens concrets de la rendre accessible en vue d’élargir la carte du monde du coaché https://metamorphosyou.be/la-carte-du-monde-en-pnl-et-laccomplissement-de-soi/ .

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